Ensemble pour une deuxième république

» Catégorie : Politique nationale


La Coordination nationale pour le changement et la démocratie, CNCD-partis politiques, réclame le départ du président Abdelaziz Bouteflika. En vertu de l’article 88 de la Constitution, qui stipule que si le chef de l’Etat n’est pas en mesure d’assurer son mandat, il doit être démis de ses fonctions, selon la CNCD.

Commentaires » 0

La Coordination nationale pour le changement et la démocratie, CNCD-partis politiques, réclame le départ du président Abdelaziz Bouteflika. En vertu de l’article 88 de la Constitution, qui stipule que si le chef de l’Etat n’est pas en mesure d’assurer son mandat, il doit être démis de ses fonctions, selon la CNCD.

«  Lors de son discours, le président a donné une image pathétique d’une personne usée par la maladie, incapable d’assurer sa fonction. L’article 88 est peut-être la solution », a affirmé Ali Yahia Abdennour, président d’honneur de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH), lors d’une conférence de presse tenue ce dimanche 24 avril à Alger. « Le départ du président est un impératif absolu », a-t-il martelé. Il a clairement interpellé l’armée, « qui a ramené le président » en 1999, sur ce sujet. « Si le président de la République est reconnu comme ne pouvant pas assurer ses fonctions, ce sera à l’armée de prendre sa responsabilité », a-t-il dit.

Revenant sur la mort suspecte d’Ahmed Kerroumi, militant de la Coordination à Oran, la CNCD-partis politiques, a été sans appel. Pour elle, Ahmed Kerroumi, a été la victime d’un assassinat politique. « Nous savons qu’il s’agit d’un assassinat et pas d’une crise cardiaque. Pourquoi l’a-t-on mis à l’intérieur du siège d’un parti politique (le MDS, ndlr), si ce n’est pour discréditer les partis politiques? Cela ne peut être rien d’autre », s’est ainsi indigné Aouicha Bekhti, membre du PLD (Parti pour la laïcité et la démocratie). « Mais nous ne reculerons pas devant les intimidations », a-t-elle assuré.

Au cours de cette conférence de presse, la CNCD a présenté une nouvelle fois sa « plateforme pour le changement démocratique ». « Le changement du système politique est inévitable », a répété Ali Yahia Abdennour. « Le président de la République a dépouillé le peuple de ses droits, faisant naître un besoin de justice, de démocratie et de droits de l’homme », a-t-il ajouté.

Les participants, maître Ali Yahia, Aouicha Bekhti, Tahar Besbes du RCD et Fadhila Chitour, militante des droits des femmes, ont dénoncé à tour de rôle la corruption, la « médiocrité » du fonctionnement de l’administration, « l’absence de confiance du peuple dans les institutions politiques » et un pouvoir judiciaire « aux ordres ». La CNCD reste persuadée, malgré la faible mobilisation de ses marches du samedi, que « le changement se fera par la rue » selon les mots d’Ali Yahia Abdennour. Selon les intervenants, les différents mouvements de protestation qui agitent le pays depuis le début de l’année sont politiques et pas seulement sociaux. « Tôt ou tard, la fusion de tous ces mouvements se fera. Le pouvoir est en train de jouer l’essoufflement, nous nous jouons la durée », a affirmé Ali Yahia Abdennour.

http://www.tsa-algerie.com/politique/la-cncd-appelle-a-invoquer-l-article-88-de-la-constitution-contre-bouteflika_15342.html

 Ce qui est bizzare dans cette revendication, c’est un appel  au changement de tête et de système, on se demande quelle est la différence entre bouteflika où un autre tant que c’est l’armée qui désigne les gouverneurs chez. On n’entend pas sadi et sa cabale appeler au changement du régime, ils ne parlent  jamais de lancer une enquête contre la corruption qui ronge le pays ni la question des diparus et des crimes politiques. Sadi recoit toujours ses ordre de son mentor Toufik, il ne peut contester la mise à plat du régime de cette junte, de plus sa stratégie pro-occidentaliste qui servent les intérêts des lobbysites qui ravagent les pays et instalent des dictateurs et réduisent les populations à l’esclavage.

Un changement venant de ce pitre n’est pas le bienvenu en Algérie, car changer pour perdre toute notre indépendance n’est pas notre idéal, nous cherchons plutôt un changement de ce régime pour un régime constitutionnel et parlementaire, pas celui du systéme présidentiel tel que laissé par les Français et qui prouve de en plus son inéfficacité et le manque de réprésentativité, l’absence de la voix du peuple…

 

 

Conquête de l’Algérie 15 mars 1843

Commentaires » 0

Officier durant la conquête de l’Algérie, le lieutenant-colonel de Montagnac écrit à Philippeville le 15 mars 1843 : « Toutes les populations qui n’acceptent pas nos conditions doivent être rasées. Tout doit être pris, saccagé, sans distinction d’âge, ni de sexe : l’herbe ne doit plus pousser où l’armée française a mis le pied. Qui veut la fin veut les moyens, quoiqu’en disent nos philanthropes. Tous les bons militaires que j’ai l’honneur de commander sont prévenus par moi-même que s’il leur arrive de m’amener un Arabe vivant, ils recevront une volée de coups de plat de sabre. (…) Voilà, mon brave ami, comment il faut faire la guerre aux Arabes : tuer tous les hommes jusqu’à l’âge de quinze ans, prendre toutes les femmes et les enfants, en charger les bâtiments, les envoyer aux îles Marquises ou ailleurs. En un mot, anéantir tout ce qui ne rampera pas à nos pieds comme des chiens ».
Source : Lettres d’un soldat par le lieutenant-colonel de Montagnac, Plon éd., Paris, 1885, réédité par Christian Destremeau, 1998.

L’identité et le système éducatif : Les grands oubliés du discours du Président Bouteflika

Commentaires » 0

«Observons les nations développées: en quoi nous ont-elles dépassé? Elles nous dépassent par la connaissance.»
Mohamed Boudiaf 

L’identité et le système éducatif : Les grands oubliés du discours du Président Bouteflika dans Politique nationale AFP_110415_o8k61_bouteflika-discours_8

Le dernier discours de Monsieur le Président m’a donné l’impression d’un goût d’inachevé. Deux dimensions importantes ont été omises. Il s’agit, d’abord, de la nécessité de réconcilier le peuple algérien avec son identité au moment où l’Algérie se devait de célébrer le trente et unième anniversaire du Printemps amazigh dans une vision oecuménique tant il est vrai qu’une identité assumée dans ses multiples dimensions est notre plus sûre défense immunitaire contre l’anomie du monde. Que l’on ne s’y trompe pas !  Le pays va mal, la vague contestataire, quoique généralisée, ne dépasse pas pour le moment le seuil d’une contestation à caractère social. Grâce à la généreuse manne pétrolière, le pouvoir peut l’éteindre facilement. Mais l’absence de courroies de transmission démocratiques entre l’Etat et la société est annonciatrice de perspectives dangereuses pour la paix civile. 

Face à l’impuissance d’un syndicat national dépassé et discrédité en raison de son inféodation au pouvoir, l’intransigeance de syndicats autonomes qui se développent rapidement n’est pas toujours un facteur de progrès comme on peut l’espérer tant l’impatience et l’inexpérience peuvent aisément prêter le flanc à des manipulations politiciennes et «diplomatiques» douteuses. De son côté, le radicalisme d’une jeunesse désespérée et dépolitisée est utilisé par les lobbies de la rente dans leur chantage quotidien contre toute tentative d’encadrement juridique et administratif d’une économie informelle qui brasse des milliards comme on l’a vu lors des émeutes de janvier dernier. 

Les dynamiques mondiales souterraines font de l’errance identitaire leur fonds de commerce. Un exemple,? Personne ne savait qu’il y avait quarante tribus en Libye, que la tribu dominante est celle des Kadafa et que
la Libye n’est pas un Etat au sens occidental du terme. En clair, la partition inexorable ne changerait rien. Il nous a fallu quarante ans pour le découvrir
Qui empêcherait les officines occidentales de réfléchir à cela, s’agissant de l’Algérie? D’autant que subitement, l’Occident découvre que dans les pays arabes il y a des peuples qui aspirent à la liberté. C’est le sens à titre d’exemple, du conclave au ministère français des Affaires étrangères où nous avons vu Alain Juppé faire, à peu de frais, le mea culpa de
la France pour avoir soutenu les dictateurs contre leurs peuples. 

Ainsi et comme l’écrit Jean-Christophe Ploquin, lors d’un colloque organisé par le ministère des Affaires étrangères à Paris, le chef de la diplomatie française a tendu la main aux mouvements islamistes qui respectent l’Etat de droit, les principes démocratiques et le refus de la violence.
La France veut jeter un regard positif sur le «printemps arabe». Sa diplomatie entend être plus à l’écoute des sociétés qui réclament libertés, dignité et emplois. Elle juge que cette région renoue avec une tradition d’ouverture qui s’était déjà manifestée plusieurs fois à travers l’Histoire. Et elle entend oeuvrer pour soutenir les mouvements démocratiques et peser sur les régimes réfractaires au changement. Telles sont les indications données samedi 16 avril au soir par Alain Juppé, en conclusion d’un colloque d’une journée qui s’est déroulé à l’Institut du Monde arabe à Paris sur ce thème du «printemps arabe». Pour Alain Juppé, en tout cas, le jeu en vaut la chandelle et il est temps d’écrire une nouvelle page. «Trop longtemps, nous avons brandi le prétexte de la menace islamiste pour justifier une certaine complaisance à l’égard de gouvernements qui bafouaient la liberté et freinaient le développement de leur pays», a-t-il déclaré à la fin du colloque. Aujourd’hui, c’est «la flamme de la liberté qui se propage dans toute la région». «Ce printemps arabe ne doit pas nous faire peur, a-t-il poursuivi.(1) 

On l’aura compris, l’Algérie doit se battre. « A l’est, comme l’écrit Isabelle Mandraud du journal Le Monde, une révolution et une guerre. A l’ouest, bousculé par des manifestations, un roi s’engage dans une réforme politique qui, au passage, arrimera solidement, espère-t-il, le Sahara occidental à son royaume. Entre ses remuants voisins tunisien, libyen et marocain, l’Algérie, le plus grand pays du Maghreb, est à l’étroit dans ses frontières. Faisant ses adieux en quittant son poste le 24 mars, l’ambassadeur des Etats-Unis à Alger, David Pierce, a averti: «L’Algérie n’est pas immunisée contre les changements.» Les difficultés s’accroissent pour les autorités algériennes, qui tentent de tenir tous les bouts de la chaîne: se prémunir de la «contagion» des mouvements du Monde arabe et apaiser la contestation qui monte de tous côtés sur son propre sol, maintenir des relations de bon voisinage avec des pays devenus instables, surveiller et mettre à l’abri un territoire qui a déjà connu une décennie de violence ». 

Le danger Aqmi 

« Le front libyen constitue aujourd’hui la première source d’inquiétude. L’organisation djihadiste Al Qaîda au Maghreb islamique (Aqmi), dont les chefs sont algériens, pourrait «accaparer un armement lourd et sophistiqué de nature à mettre en péril la sécurité dans cette région et bien au-delà», a fait valoir, mardi 5 avril, Abdelkader Messahel, ministre délégué algérien chargé des Affaires maghrébines et africaines, en évoquant la situation en Libye. Pour les opposants au régime algérien, l’argument de la sécurité est entaché de soupçons, nourris par les rumeurs sur une aide à Mouamar El Gueddafi qu’Alger s’emploie à démentir. Cernée sur sa droite comme sur sa gauche par des mouvements importants, l’Algérie voit donc augmenter le péril qu’il y aurait pour elle à rester immobile. D’où la levée de l’état d’urgence qui était appliqué depuis dix-huit ans; d’où, aussi, la résurrection d’un vieux débat autour d’une Constituante. Mais ce que montre surtout la nouvelle donne du Maghreb, c’est l’isolement aujourd’hui, sur la scène internationale, de l’Algérie ».(2) 


Ceci est clair, l’Occident va changer de fusil d’épaule, il va jouer les peuples ou, mieux encore, les jeunesses arabes contre leurs gouvernants. Ceci nous amène encore une fois à dire tout notre scepticisme concernant le printemps arabe téléguidé sûrement de l’extérieur. Ces révolutions ou révoltes ont pu s’épanouir à des degrés divers car le terreau était favorable et là encore le discours du Président était en décalage avec la jeunesse. Que l’on interroge le personnel politique des deux bords, on s’aperçoit qu’il y a une complicité objective. Ils apprécient différemment le discours, mais la jeunesse profonde, celle qui représente les trois quarts de la population, n’a pas son mot à dire et ce n’est pas quelques jeunes soigneusement triés pour chanter en coeur qui donneront le pouls de cette jeunesse qui rêve de réussir sa vie, qui veut bien se sentir dans le pays, qui ne veut pas mourir en mer qui, réellement n’a pas de pays de rechange, contrairement à ceux qui quittent le navire quand il est en perdition pour aller vers des cieux plus cléments et qui reviennent ensuite en touristes dire «Il n’y a qu’à…» se prenant pour des messies en face d’un pays convalescent et qui peine à se redéployer. 

Que veulent les satrapes qui, à des degrés divers, ont confisqué la parole, le pouvoir? Continuant un discours de courtisan qui donne la nausée, ils prônent une Algérie installée dans les temps morts, coupée de sa jeunesse et ceci en ameutant le ban et l’arrière-ban pour faire croire grâce à «l’Unique» que tout va bien madame
la Marquise, que tout est sous contrôle et que la rente pourrait durer mille ans pour couvrir leur gabegie. Cruelle erreur! l’Algérie ne va pas bien, elle est attaquée de toute part, et ce printemps arabe, va nous atteindre d’une façon ou d’une autre. 

Le redécoupage du monde doit nécessairement atteindre un domino central: l’Algérie. Supposons que nous sommes dans une situation de chaos! qu’on se le dise, nous sommes partis encore pour un demi-siècle de déstabilisation qui installera définitivement l’Algérie dans les zones grises. Certes, nous aurons un nouveau paysage politique avec un vernis de démocratie de liberté. Ce qui est sûr, c’est que l’Algérie de nos rêves, celle pour qui la fine fleur de ce pays a été fauchée, appartiendra définitivement à l’Histoire Il me semble que la culpabilité du régime, du fait de sa fragilité, provient du fait que face à la difficulté, on ne sent pas que nous avons en face de nous un Etat stratège qui fait dans la pédagogie et qui a une vue d’ensemble des problèmes. Cette distribution tous azimuts de la rente donne l’impression que le gouvernement, dos au mur, pense gagner du temps et calmer les rues par le démantèlement des règles que nous avons mis cinquante ans à édifier. 

A titre d’exemple, les augmentations des différentes catégories ne rentrent pas dans une grille unique de
la Fonction publique qui donne l’impression que c’est une juxtaposition de statuts particuliers, chacun étant plus particulier que l’autre dans l’opacité la plus totale, chaque corps pensant avoir touché le gros lot. On l’aura compris, face à un gouvernement attaqué à la fois de l’intérieur et de l’extérieur, et lâchant du lest, les citoyens voient qu’ils peuvent régler leur problème par l’émeute ou par les rassemblements. De plus, ceci est dangereux car il n’est pas demandé de contrepartie. A titre d’exemple, la revalorisation des salaires des enseignants n’a pas boosté l’université. Elle continue sur une cinétique de contemplation des convulsions de la société sans y prendre part, n’étant pas sollicité. Quand on dit que des milliers de diplômés ont quitté le pays, il faut s’interroger pourquoi. Certes, on peut penser que certains ont privilégié leur carrière. Est-ce à dire comme certains journaux l’écrivent, sans savoir que tous ceux qui sont restés au pays sont du bas de gamme? Non! ce n’est pas vrai! Il y a aussi une explication, peut-être que ceux qui sont restés aiment aussi le pays et ont sacrifié leur carrière. 

Ceci m’amène au deuxième oubli du discours de Monsieur le Président: la formation des hommes. Si nous avons réalisé des routes, construit des logements, amené de l’eau, c’est très bien, mais cela ne crée pas de la richesse. Il faut savoir que notre système éducatif est en panne, notre baccalauréat ne permet plus l’ascension sociale, banalisé et, réduit à un ventre mou constitué par les lettres et les sciences naturelles, il a perdu les disciplines mathématiques et physiques dont le pays a cruellement besoin. Les baccalauréats mathématiques techniques et élémentaires ont pratiquement disparu. On ne forme pas un ingénieur justement avec un bac sciences

Justement, à propos de la formation d’ingénieur, il est tragique de constater qu’elle a disparu. Le plan énergie renouvelable, bien qu’incomplet parce qu’il n’est pas adossé à une stratégie énergétique d’ensemble, a besoin de milliers d’ingénieurs et de techniciens
Au moment où en Europe, les perspectives montrent que les futurs emplois seront de plus en plus qualifiés comme nous lisons dans le Rapport publié  par
la Commission européenne qui révèle que les pays de l’UE ont amélioré leurs systèmes d’éducation dans des domaines essentiels au cours des dix dernières années. 

Depuis 2000, l’Union est parvenue à relever de 37% le nombre des diplômés en mathématiques, sciences et technologie, ce qui est largement supérieur à l’objectif de 15% qu’elle s’était fixé. Mme Androulla Vassiliou, commissaire européenne à l’éducation, a déclaré à ce propos: «La bonne nouvelle, c’est que les niveaux d’éducation européens se sont considérablement améliorés. Le nombre de jeunes qui achèvent le second cycle de l’enseignement secondaire ou obtiennent un diplôme de l’enseignement supérieur est plus élevé qu’il y a dix ans.(3) Réhabiliter l’Université 

L’Université algérienne doit réhabiliter la formation d’ingénieurs et de techniciens par milliers. Au lieu de s’acharner sur les Ecoles, il faut les multiplier à l’infini. Le destin du pays qui repose sur ses élites doit se décider en Algérie, nous n’avons pas besoin de tutelle qui doit nous indiquer si nous sommes sur la bonne voie ou si nous devons encore faire des efforts pour arriver à la norme, qui, on l’aura compris, est dictée par l’Occident, notamment paléo-colonial. Il serait tragique que la formation des hommes soit sous-traitée à l’extérieur. J’en appelle clairement à la remise sur rail, avant qu’il ne soit trop tard, de la formation technologique dans le pays, en réhabilitant la discipline des mathématiques, des mathématiques techniques, en revoyant fondamentalement la formation professionnelle, et naturellement en redonnant à la formation d’ingénieurs ses lettres de noblesse. 

Dans la cacophonie actuelle, ce qui restera dans le futur ce sont les hommes et les femmes bien formés, fascinés par le futur et dont l’Algérie aura besoin. Le destin de l’Algérie se jouera assurément dans cette génération, soyons au rendez-vous de l’Histoire! Les conditions critiques d’implosion demeurent, les frustrations persistent, les perspectives s’assombrissent et enfin les fondements d’un développement durable du pays ne sont toujours pas réalisés. Si nous nous arrêtons aux équilibres macroéconomiques et la dette, il est évident que nous avons bénéficié d’une conjoncture favorable à nos exportations d’hydrocarbures et de bonnes conditions pluviométriques qui nous donnent un peu de répit. Cette embellie est indépendante de nos efforts. 

Seul le parler vrai, l’assumation sereine d’un passé dans toutes ses dimensions, permettra de remobiliser le peuple algérien, en dehors des partis politiques dont on connaît les limites. Saurons-nous alors, tous ensemble, trouver le secret pour sauver l’Algérie en offrant à cette jeunesse en panne d’espérance une perspective pour le futur autrement que par le mimétisme ravageur d’un Occident sûr de lui et dominateur? La question reste posée.

 Source: http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=24433

Ferhat Mehenni veut sombrer la Kabylie et l’Algérie dans un bain de sang

Commentaires » 0

  Ferhat Mehenni comptait visiblement profiter des tensions au Moyen‑Orient et au Maghreb pour trouver de nouveaux alliés au MAK et au projet d’autonomie pour la Kabylie. Le leader du MAK effectue depuis quelques jours un voyage aux États‑Unis pour « chercher un soutien diplomatique de l’administration américaine et des Nations Unies pour faire pression sur l’Algérie afin qu’elle accepte un référendum pour l’autonomie », a‑t‑il lui même affirmé, rapporte ce mardi 19 avril la chaîne de télévision Fox News qui relate le voyage de Ferhat Mehenni à Washington. Sa stratégie pour convaincre les Américains ? Surfer sur la menace terroriste et poser son mouvement comme le rempart nécessaire en Algérie contre Al Qaida au Maghreb Islamique, selon le compte‑rendu de la chaîne américaine. Il a également accusé le pouvoir algérien d’avoir envoyé des mercenaires en Libye et de bloquer les initiatives destinées à renverser Kadhafi. 

Aux États‑Unis, Ferhat Mehenni a fait de curieuses demandes d’audience. Il a ainsi demandé à être reçu à la NASA (agence de sécurité nationale, une structure d’espionnage) et au Pentagone (le ministère de la Défense). Mais ses demandes sont restées sans réponse, selon Fox News. Pourquoi un homme politique algérien chercherait‑il à s’entretenir avec les responsables de structures militaires américaines ?  Finalement, Ferhat Mehenni s’est simplement entretenu avec des responsables du Département d’État « à un niveau moins élevé », ajoute la chaîne américaine. Il a également rencontré des membres du Congrès américain, dont certains, semblent a contrario penser que les États‑Unis doivent entretenir des contacts plus importants avec le MAK, considéré par ses interlocuteurs comme un « allié » de l’Occident face à la montée de l’intégrisme. 

Mais pour un ancien diplomate américain cité par Fox News, le MAK n’aurait pas suscité beaucoup d’enthousiasme au sein de l’Administration américaine, qui semble plutôt vouloir maintenir ses relations au beau fixe avec l’Algérie en matière de coopération dans la lutte anti‑terroriste.

 http://www.tsa-algerie.com/politique/en-visite-aux-usa-ferhat-mehenni-demande-a-etre-recu-au-pentagone-et-a-la-nsa_15288.html 

«Argaz-agi yebgha aghed yawi cwal gher tmurt» 

 Ferhat a trahit la cause Kabylie à plusieurs reprises, et la dernière était celle où il avait demandé aux kabyles d’affronter les gendarmes et les sortir de la Kabylie, alors qu’au même moment il se cachait chez avec ses enfants en France. Tout le monde connaissait la suite de ces évènements. Aujourd’hui, il s’autoproclame président de la Kabylie et sans qu’il soit mandaté par personne, il ose parler au nom de tous les Kabylies. Mais, Pour qui il se prend ce type?

Qu’il vienne faire son gouvenement en Kabylie s’il veut un vrai débat, ce n’est pas en France que cela se passe. Je me rappelle dans les années 2004-2006 quand j’étais étudiant en France,  je l’ai vu deux fois faire la queue à 6h du matin pour obtenir un titre de séjour à la préfecture de Bobigny, au même moment où il demande aux Kabyle de manger aghrum ubelud, tout en disant sbar xxir n yir mensi. De qui se moque ce pitre ? 

Il n’y à personne qui l’a mandaté pour  parler  au nom de la Kabylie, on ne veut pas d’une langue et d’une démocratie importé des USA, on ne veut pas de soldats Américain en Kabylie. On a très bien  vu leurs oeuvres en Irak, Afghanistan, Kosovo. Libye… 

 Ferhat ne cesse de chercher partout le soutient de puissances étrangeres pour détruire l’Algérie, il est partout sur les fronts avec sa politique à la con, il n’a aucun charisme, ni diplomatie, il devrait se contenter de sa guitare et chanter, cela lui va mieux que sa naïveté politique et sa stupidité stratégique.

 La démocratie ce n’est pas une chanson  mass Ferhat, c’est beaucoup plus compliqué que vous le croyez. On ne joue pas avec le sort d’une population comme on joue sur une guitare et on ne s’allie pas avec le diable pour satisfaire ses ambitions. Franchement, quand j’ai vu Sadi avec BHL cela m’a énervé, mais Ferhat est allé beaucoup plus loin dans sa provocation, Aller voir le pentagone pour régler une question politique, je ne pense pas que cette personne cherche le bien de la Kabylie, le pentagone est un département qui présente des stratégies de guerre et de destruction de nations, il ne cherche pas de solutions politiques, il est là pour les intérêts d’une poignée de riches pétrolières, jamais pour défendre les libertés des peuples. 

 Ferhat est un imbécile qui va apporter malheur à tout le monde, il fait un jeu très dangereux, c’est une vraie trahison pour un peuple qui veut construire lui même son propre pays et c’est une insulte aux Kabyles qui se battent pour cette Algérie libre.  Ce n’est pas de la liberté d’expression cela, c’est un complot contre notre Kabylie et contre toute l’Algérie.   Je suis Kabyle et je suis fière de l’être, je me suis battu pour cette culture et je suis prêt à tous donner  i wakkal gi dekragh, mais je ne veux surtout pas voir un quelconque opportuniste chechant une renommée ou une gloire parler au nom de tout le monde ni un  étranger venir m’apprendre comment je dois vivre, on avait toujours l’habitude et la traditions de régler nos conflits entre nous, dans les assemblées de villages, dans les familles (adrum) mais aussi dans les maisons argaz d win yisnen ad yefru timsal n bwuxxam’is daxxel  uxxam’is.  Gulussa.

Le discours révolutionnaire de Bouteflika, pourvu qu’il soit réel.

Commentaires » 0

L’enjeu national majeur était, au début de la décennie écoulée, d’éteindre le feu de la Fitna, d’œuvrer au rétablissement de la paix et de la concorde  et de consacrer la réconciliation nationale. Grâce à Dieu et à votre engagement à mes côtés, ces objectifs ont été atteints conformément à nos valeurs séculaires de clémence et de pardon. Les craintes se sont dissipées et les esprits apaisés.


Avec le retour de la paix, il devenait impératif de dépasser les séquelles de la destruction et de rattraper les retards accumulés. A cet effet, nous avions engagé successivement deux gigantesques programmes d’investissements publics à tous les niveaux. Le troisième programme est en cours de réalisation.

Ces programmes ont incontestablement porté leurs fruits et les années 2000 furent riches en réalisations à tous les niveaux et sur tout le territoire national, notamment en matière d’infrastructures de base et d’équipements socio-économiques.

Dans le même temps, le déficit en logements a été considérablement  pallié par la réalisation, tous les cinq ans, d’un million de logements et le chômage a été également résorbé dans une large proportion. Le pays a renoué avec ses principes de justice sociale et de solidarité nationale, en témoignent les importants transferts sociaux et les multiples formes d’aide octroyées par l’État pour subventionner les produits de première nécessité et améliorer les services publics.

Ces réalisations ont été accompagnées par le règlement anticipé de la dette extérieure par l’Algérie qui a retrouvé la place qui est sienne aux niveaux africain, arabe et international dans le cadre du respect mutuel.

Chères concitoyennes, chers concitoyens,

L’Algérie suit, naturellement, les mutations en cours sur la scène internationale, particulièrement celles survenues dans certains pays arabes. Face à cette situation, l’Algérie réaffirme son attachement à la souveraineté des pays frères et à leur unité, son rejet de toute ingérence étrangère et son respect de la décision de chaque peuple découlant de sa souveraineté nationale.

Au plan national et dès lors que nous vivons dans une société pluraliste, il est tout à fait naturel que des courants se préoccupent des vents de changement qui soufflent sur la région.

Il est évident que nous penchions plus vers les positions des forces politiques imprégnées du sens nationaliste qui bannissent toute ingérence dans les affaires des autres et rejettent, en contrepartie, toute ingérence étrangère dans les leurs.

C’est là la position de la majorité écrasante de notre peuple qui suit avec intérêt les différentes initiatives et qui est en droit de s’exprimer quand la stabilité du pays est menacée.

Tous les peuples, particulièrement les jeunes, aspirent au progrès social et économique et à davantage de justice et de liberté, et plus encore à une meilleure gouvernance. La démocratie, la liberté, la justice et l’État de droit sont autant de revendications légitimes que nul ne saurait ignorer.

Notre peuple est jeune et ambitieux, d’où la nécessité de satisfaire, jour après jour, aux multiples revendications dans tous les domaines et nous sommes aujourd’hui, plus que jamais, interpellés pour opérer des réformes  socio-économiques et politiques.

Chères concitoyennes, chers concitoyens,

Sur cette base, nous avons engagé des actions pour satisfaire les revendications sociales légitimes de nos citoyens. Un nouveau mécanisme a été mis en place pour stabiliser les prix des produits alimentaires de base qui connaissent une flambée sur les marchés internationaux.

L’investissement a été soutenu par d’importantes mesures incitatives à travers l’accès au foncier et une plus grande disponibilité des crédits bancaires. Ces mesures favoriseront la création de richesses et l’amélioration de l’offre d’emploi.

Les différents dispositifs de soutien destinés aux jeunes et aux sans emploi désirant créer leurs propres micro‑entreprises ont été également renforcés.

Parallèlement, les mécanismes de l’État visant à encourager l’emploi de jeunes diplômés ont été améliorés aux plans qualitatif et quantitatif. La durée des contrats a été prolongée, ces contrats sont devenus renouvelables et les bénéficiaires deviennent prioritaires lors de la titularisation.

Concernant l’habitat, un effort incommensurable est consenti depuis 2000 à ce jour à travers la satisfaction d’une grande partie de la demande et la réduction de la protestation.

Je demeure convaincu, en dépit du programme ambitieux en cours de réalisation, que de nouvelles demandes seront exprimées. Des demandes que nous devrons prendre en charge en toute objectivité et avec mesure.

L’actuel programme quinquennal prévoit la réalisation de deux millions de logements dont plus d’un million seront délivrés avant 2014.

Nous avons décidé de promouvoir l’accès des citoyens à l’habitat rural y compris au niveau des petites agglomérations et de permettre au plus grand nombre de familles désireuses de construire ou d’acquérir un logement de bénéficier de prêts à cet effet.

En résumé, les réalisations sont palpables et les statistiques connues de tous. Elles appartiennent exclusivement à la collectivité nationale et nul ne pourrait faire croire que les fruits du développement ne profiteraient qu’à certaines catégories sociales. Cependant, peut-on affirmer que tout va pour le mieux ?

A l’évidence non ! Des fléaux sociaux tels la corruption, le népotisme et le gaspillage sévissent et l’État s’emploie à les combattre avec vigueur et détermination.

Voilà une autre bataille qu’on ne peut remporter qu’avec la participation de toutes les catégories de la population, car tout ce qui est réalisé l’est pour vous, avec vous et grâce à vous.

Chères concitoyennes, chers concitoyens,

D’importantes mesures seront prochainement prises qui insuffleront un nouvel élan à la gestion de nos programmes et à la dynamisation de l’appareil de l’État. Elles viendront conforter la lutte contre la bureaucratie et les dysfonctionnements enregistrés au sein de notre Administration et faire face à toute atteinte aux deniers publics.

Une concertation sera engagée cette année au niveau local avec les citoyens, les élus, le mouvement associatif et l’Administration pour définir les objectifs d’un meilleur développement local et les adapter aux attentes de la population.

Dans ce contexte, une action sérieuse sera engagée en direction de l’entreprise économique, publique ou privée, en ce sens qu’elle constitue, par excellence, la source génératrice de richesse et d’emploi, dans le but d’assurer son développement et sa modernisation.

La promotion et la mise à niveau de l’entreprise tendent essentiellement à consolider la croissance économique du pays, à relever le niveau de productivité et à améliorer la compétitivité.

A cet effet, le gouvernement doit élaborer un programme national d’investissement destiné aux entreprises économiques, tous secteurs d’activités confondus, en concertation avec tous les opérateurs économiques et sociaux.

Le gouvernement doit également réunir les conditions optimales pour libérer les initiatives à travers l’amélioration de l’environnement de l’entreprise et, en général, l’instauration d’un climat propice aux affaires et à l’investissement.

Chères concitoyennes, Chers concitoyens,

L’Algérie a engagé, depuis plus de deux décennies, un pluralisme politique pour lequel le peuple a payé un lourd tribut, sans aide ni assistance de quiconque de par le monde.

Le pluralisme politique dans notre pays est illustré par l’existence d’une trentaine de partis politiques et d’un parlement pluriel. Le pluralisme se traduit aussi par la liberté d’expression, une réalité que reflètent nos médias de par leur diversité et par l’audace dans le ton qui les caractérise.

Nous pouvons être fiers d’appartenir à un pays où la liberté d’expression est une réalité palpable, un pays qui ne compte aucun prisonnier d’opinion ni détenu politique. Un acquis remarquable qu’il convient de consolider pour en assurer la pérennité.

La Fitna est plus grave que le meurtre et c’est au prix de sang et de larmes que l’Algérie demeure unie et forte, que la République et ses acquis démocratiques sont préservés et que l’espoir est à nouveau permis.

Nul n’a donc le droit de réinstaller, d’une façon ou d’une autre, la peur dans les familles algériennes, inquiètes pour la sécurité de leurs enfants ou de leurs biens ou plus grave encore, l’inquiétude de toute la nation sur l’avenir de l’Algérie, son unité, son indépendance et sa souveraineté nationale.

Chères concitoyennes, Chers concitoyens,

Nous sommes aujourd’hui appelés à aller de l’avant dans l’approfondissement du processus démocratique, le renforcement des bases de l’État de droit, la réduction des disparités et l’accélération du développement socioéconomique.

Cette mission ambitieuse et décisive pour l’avenir de notre pays exige l’adhésion de la majorité, la participation de toutes les forces politiques et sociales et la contribution des compétences nationales. Elle requiert aussi un État fort capable d’instaurer une plus grande confiance entre l’administration et les citoyens. Un État reposant sur une administration compétente et crédible et un système judiciaire placé sous la seule autorité de la loi.         Cette mission nécessite surtout que nos instances élues puissent jouir d’une légitimité incontestable.

Après le recouvrement de la paix et de la sécurité, le lancement de programmes de développement ambitieux et la levée de l’État d’urgence, j’ai décidé de parachever cette démarche par un programme de réformes politiques, visant à approfondir le processus démocratique et à permettre aux citoyens de contribuer davantage aux décisions dont dépendent leur avenir et celui de leurs enfants.

Le rôle des différentes assemblées élues est un rôle vital qui sera renforcé car ce sont les élus qui sont en contact direct avec les citoyens et la réalité vécue.

Chères concitoyennes, Chers concitoyens,

M’appuyant sur la Constitution, j’userai du droit qu’elle me confère pour demander au parlement de réviser l’ensemble de l’arsenal législatif sur lequel reposent les règles de l’exercice démocratique et le libre choix des citoyens.

Conscient de la responsabilité qui m’incombe, fort de votre soutien et soucieux de préserver l’équilibre des pouvoirs, j’œuvrerai à introduire des amendements législatifs et constitutionnels en vue de renforcer la démocratie représentative dans notre pays.

Il sera procédé à une profonde révision de la loi électorale. Cette révision doit répondre à l’aspiration de nos concitoyens à exercer leur droit électoral dans les meilleures conditions, empreintes de démocratie et de transparence, afin de choisir leurs représentants dans les assemblées élues.

Nous ambitionnons de mettre notre système électoral aux normes les plus modernes des démocraties représentatives consacrées par la Constitution, afin que notre peuple puisse exprimer, en toute souveraineté et en toute clarté, son intime conviction.

A cette fin, tous les partis politiques, qu’ils soient représentés ou non au parlement, seront mis à contribution et consultés en vue d’élaborer le nouveau système électoral.

Une fois cette loi électorale adoptée, toutes les mesures seront prises afin de garantir la transparence et la régularité des scrutins, y compris la supervision des élections par des observateurs internationaux, et ce, en concertation avec tous les partis agréés.

De plus, une loi organique sur les cas d’incompatibilité avec le mandat parlementaire sera introduite en conformité avec la Constitution.

Il appartiendra alors aux partis de s’organiser, de renforcer leurs rangs, d’exprimer leurs opinions et d’activer dans le cadre de la Constitution et de la loi afin de convaincre les citoyens, notamment les plus jeunes, de la pertinence et de l’utilité de leurs programmes.

Cette démarche sera renforcée par la révision de la loi relative aux partis politiques, à travers la révision de leur rôle, de leur mission et de leur organisation, afin qu’ils contribuent plus efficacement au processus de renouveau.

Le dépôt et la promulgation de la loi organique relative à la représentation des femmes au sein des assemblées élues interviendront avant les prochaines échéances électorales.

Chères concitoyennes, Chers concitoyens,

Dans le cadre d’une décentralisation plus large et plus efficiente et pour que les citoyens soient mis à contribution dans la prise des décisions qui concernent leur quotidien et leur environnement économique, social et culturel, il importe d’accroître les prérogatives des assemblées locales élues et de les doter des moyens humains et matériels nécessaires à l’exercice de leurs prérogatives. Et c’est à cette même fin que le code de wilaya sera révisé.

Cette démarche portera aussi sur l’élargissement et la définition du domaine, des objectifs et des moyens d’activité et d’organisation du mouvement associatif, en vue de réhabiliter la place des associations dans la société, en tant qu’espaces d’intermédiation et de médiation entre les citoyens et les pouvoirs publics.

En attendant la révision prévue de la loi régissant l’activité des associations, j’appelle les organisations du mouvement associatif à intensifier les initiatives, dans le cadre de leur mission, en s’inscrivant dès à présent dans cette vision.

Le respect des droits de l’homme doit devenir une préoccupation permanente des différentes ligues et associations nationales chargées de cette question. Tous les moyens leur seront garantis afin qu’elles puissent se faire entendre et accomplir leurs missions de manière optimale. Les institutions et les administrations concernées doivent y participer pleinement.

Chères concitoyennes, Chers concitoyens,

Pour couronner cet édifice institutionnel visant à renforcer la démocratie, il importe d’introduire les amendements nécessaires à la Constitution du pays.

J’ai exprimé, à maintes reprises, ma volonté de faire réviser la Constitution et j’ai réaffirmé cette conviction et cette volonté à plusieurs occasions.

Ceci passera par la création d’une commission constitutionnelle, à laquelle participeront les courants politiques agissants et des experts en droit constitutionnel. Elle me fera des propositions dont je m’assurerai de la conformité avec les valeurs fondamentales de notre société, avant de les soumettre à l’approbation du parlement ou à vos suffrages par la voie référendaire.

Chères concitoyennes, Chers concitoyens,

Je me dois de vous rappeler que les médias lourds, à savoir la Télévision et la Radio, représentent aussi la voix de l’Algérie dans le monde. Ce qui leur impose de contribuer à la consécration de l’identité et de l’unité nationales, et dans le même temps, de propager la culture et le divertissement. Mais ils sont surtout appelés à s’ouvrir aux différents courants de pensée politique, dans le respect des règles d’éthique qui régissent tout débat.

Afin d’élargir cette ouverture aux citoyens, à leurs représentants élus et aux différents partis présents sur la scène nationale, le paysage audiovisuel public sera renforcé par la création de chaînes thématiques spécialisées et ouvertes à toutes les opinions, dans leur diversité.

La loi sur l’information, elle, introduira les repères d’une charte déontologique et complètera la législation actuelle, notamment à travers la dépénalisation du délit de presse.

Chères concitoyennes, Chers concitoyens,

Une année seulement nous sépare du rendez-vous des prochaines échéances électorales nationales. C’est une période suffisante pour procéder à la révision, à l’amélioration et au renforcement des bases juridiques de l’exercice démocratique et de l’expression de la volonté populaire, de manière à répondre à vos aspirations à une représentation de qualité au sein des assemblées élues.

J’appelle chaque citoyen et chaque citoyenne d’entre‑vous, quelles que soient vos appartenances, à joindre vos efforts afin que cette nouvelle opportunité soit celle de l’ouverture sur une vie politique pluraliste qui reflète l’esprit et la lettre de la Constitution, et qui permette à chacun et à chacune de participer au renouveau et au progrès de l’État algérien, ainsi qu’au renforcement de ses fondements. Un État pour lequel de nombreux hommes et femmes ont sacrifié leur vie pour s’affranchir du joug colonial et de sortir de l’emprise de l’ignorance et du sous-développement.

Parce que l’État est responsable de la politique de développement, de l’ordre et la sécurité publics dans le pays, je continuerai à veiller pleinement à la réalisation de nos objectifs, en comptant sur la participation des citoyens et en m’appuyant sur les institutions de l’État, conformément aux dispositions de la Constitution et des lois de la République.

Je m’adresse à l’ensemble des citoyennes et des citoyens, que j’invite à apporter leur soutien pour le renouveau de notre pays et la réalisation des ambitions de notre peuple au développement dans un climat de liberté, de paix et d’entraide.

Plus nous sommes unis, plus nous ferons de notre cher pays la patrie du progrès, de la justice et de la fraternité.

Gloire et paix à nos valeureux martyrs. Je vous remercie de votre attention. »

La IIe République : Comment mettre de l’ordre dans la maison Algérie?

Commentaires » 0

«Si un événement survient par hasard, vous pouvez être sûr qu’il a été programmé pour se dérouler ainsi.» 

  

Franklin Delanoë  Roosevelt  Ancien Président des Etats-Unis 

  

  

Nous vivons des temps où l’histoire a le tournis et sa cinétique, jadis lente, pour permettre une sédimentation des événements a subi une accélération porteuse de tous les dangers. Les certitudes que l’on croyait immuables deviennent des interrogations. A cet égard, le XXe siècle a été celui des perturbations spatiales, identitaires, voire religieuses. Des pays se font et se défont en temps réel au gré des puissants. Des peuples sont arrachés à leur terre, des identités sont reniées. De plus, un choc religieux est en train insidieusement de structurer les rapports Occident – Orient. 

  

De ce fait, un vent de panique ou de liberté, cela dépend de quel côté on se place, secoue les pays arabes, qui, à des degrés divers, connaissent de profondes perturbations qui, à première vue, sont annonciatrices de ce que la doxa occidentale a décidé d’appeler le printemps arabe avec une spécificité horticole à chaque région qu’elle a déstabilisée à son profit. On pourrait croire que l’Occident et le libéralisme sauvage sont au chevet de la jeunesse arabe et veulent «accompagner» leurs espérances pour un monde de liberté, de farniente, en clair, la belle vie pour les bras cassés que sont devenus les Arabes minés par une rente éphémère qui retarde leur insertion dans la dynamique mondiale. Il n’en est rien, on peut penser à la lecture de nombreux rapports que tout est téléguidé, qu’il n’y a pas de hasard. 

Ce qui se passe dans le monde 

  

Nous devons raison garder. L’Occident s’intéresse aux Arabes uniquement pour leurs richesses énergétiques qu’il a décidé de prendre quel qu’en soit le prix payé par la manipulation de ces espérances. Comment faire? La méthode de la démocratie aéroportée de George Bush a échoué, mais le projet d’un Grand Moyen-Orient et d’un remodelage des nations arabes est toujours d’actualité. Un exemple? La Somalie, personne n’en parle! Ce n’est plus un Etat! L’Irak, qui a abrité les premières civilisations humaines, a subi la partition mais les puits de pétrole sont confiés aux Américains. L’Afghanistan pour son malheur, possède un sous-sol riche, on tente de la normaliser. Il en fut de même pour le Soudan dont la partition est passée inaperçue, le Sud chrétien est devenu indépendant avec en prime le pétrole. C’est tout bénéficie pour l’Occident et le pape… 

  

Les révoltes tunisiennes que l’on présente comme des tournants dans le monde arabe, au-delà d’une réelle détresse des jeunes Tunisiens et Egyptiens, furent rapidement prises en charge Ce fut un «jeu d’enfants» de manipuler à travers l’Internet -Facebook étant plus puissant qu’une armée- les jeunes en leur offrant une révolution dont l’Occident avait tracé les limites aux potentats qu’ils avaient à ses ordres. Pas de répression! Trois semaines à un mois ont permis de déboulonner Ben Ali et ensuite Moubarak. La jeunesse bahreïnie et saoudienne ne rentrant pas dans la stratégie préparée sera neutralisée violemment, on permettra même aux Saoudiens et Emiratis d’aller réprimer les jeunes Bahreïnis. Pas un mot dans les médias. Même le Yémen fait lui aussi l’objet d’un silence complice car dit-on, Saleh est le rempart contre Al Qaîda. Le cas de la Libye est un cas d’école; la jeunesse libyenne de Benghazi aidée elle aussi – la déstabilisation de ce pays programmée depuis plus de six mois – ne put rien contre El Gueddafi, décidé à se battre comme il le dit «Zengua bezengua». 

  

On décide alors de normaliser par les airs. Ce qui arrive est tragique parce qu’on parle là aussi de partition: laisser la Tripolitaine au dictateur El Gueddaffi et garder la Cyrénaïque où l’essentiel du pétrole se trouve. Quand on décide de reconnaître un mouvement sur les recommandations d’un Bernard-Henry Lévy ce n’est pas innocent. 

  

Le grand capital et l’empire sous-traitent maintenant les mises au pas à des seconds couteaux qui avaient une capacité de nuisance datant de leur nostalgie de l’empire du XIXe siècle. Leur doctrine zéro mort est mise en oeuvre avec le nec plus ultra de la technologie. On apprend par exemple qu’un drone israélien a visé il y a quatre jours des militants du Hamas, les tuant sur le coup avec seulement une petite bavure: trois civils dont deux enfants. Il n’y a pas eu de contact, le meurtre a eu lieu par un clic d’ordinateur à partir d’une salle climatisée en Israël. Nous sommes au XXIe siècle avec l’Internet, le Web 2.0, les drones et les robots tueurs. Qu’avons-nous en face de cela: des arbalètes et des épées. 

  

 Il n’y a donc pas d’illusion à se faire. Le Monde arabe est en agonie. La faute n’est pas imputable à l’Islam, mais ce qu’ en ont fait les hommes gouvernants et gouvernés dans le Monde arabe. Au lieu de répéter d’une façon itérative que l’Islam est une religion d’amour, de paix, le moment est peut-être venu de se mettre au travail, de prouver dans les faits – à l’instar des pays musulmans non-arabes, que c’est aussi une religion qui encourage la science et la technologie. Il n’est que de voir comment le milliard de musulmans non arabes s’en sort! Un secret: l’alternance, la liberté et la démocratie. C’est le cas de l’Indonésie, du Pakistan malgré le bourbier afghan, c’est tout de même une démocratie. L’Iran, diabolisé par l’Occident pour cause, est la seule puissance musulmane à faire partie du club fermé de l’Espace! Ce pays vient d’envoyer une capsule de vie dans l’espace, l’envoi de l’homme dans l’espace n’est pas loin. Enfin, la Turquie commence à fasciner et se présente d’une certaine façon comme un espace musulman qui s’est approprié les avancées de la modernité. 

Et l’Algérie dans tout cela? 

  

Nous sommes un petit pays qui se cherche, nous sommes un pays rentier qui n’invente rien, qui se contente de gérer une rente et en tentant de calmer la société par une distribution de biens, accentuant encore plus la certitude que dans ce pays, il ne faut pas travailler pour réussir socialement, il faut faire des émeutes, vous aurez un appartement, un prêt bref, vous pouvez arracher des avantages qu’un fonctionnaire moyen ne peut pas se permettre même s’il met sous après sous, il ne pourra jamais avoir un logement par le circuit classique. Il lui reste l’émeute et là ce n’est pas tout le monde qui peut se permettre. 

  

Un Etat, qui manipule et flatte à l’envi les pulsions sans lendemain des jeunes en termes d’amusement, de football, est en train insidieusement de montrer que la voie de réussite sociale n’est pas dans l’effort au quotidien d’un travail bien fait, d’une endurance sur plusieurs décennies pour mériter de la patrie, elle est dans la voie des pentoses -voie dérivée en biochimie- celle qui permet à un football d’engranger en une fois le gain d’un universitaire qui doit se réincarner plusieurs fois pour atteindre ces sommes. 

  

On dit que ce qui se passe ailleurs, n’atteindra pas l’Algérie! Malgré nos malheurs, c’est une tragique erreur que de croire cela! C’est la méthode Couet. On veut s’auto-rassurer! Il est vrai que nous avons payé plusieurs fois, ce fut d’abord le traumatisme de 132 ans de colonisation abjecte avec son cortège de sang et de larmes, les massacres de masse – véritable génocide au ralenti- qui aurait fait plus de 5 millions de morts dont 1 million durant la Révolution. 

  

Il est vrai que nous avons connu avant tout les peuples arabes Octobre 1988, on sait comment cette espérance a été confisquée. Souvenons- nous: l’espoir s’insinuait dans le coeur des citoyens. La vie politique s’alluma, les langues se délièrent et une formidable ouverture se dessina. Parler, agir dans l’opposition, défendre ses opinions, écrire dans une presse libre, crier à gorge déployée dans les manifestations de rue, lancer ses diatribes à la télévision, tout était devenu possible. Mais le fol espoir allait vite retomber. La mal-vie, les frustrations, la misère morale et les univers mentaux inconciliables, traduisant la fragilité du processus de formation de la nation, allaient servir de détonateur entre les mains d’un pouvoir rusé et faire échec à la première tentative démocratique dans le Monde arabe. Les Algériens perdirent pied et s’accrochèrent par réflexe atavique ou eschatologique aux discours les plus radicaux, Les valeurs, identitaires ou religieuses, étaient le refuge, la voie du «salut». La descente aux enfers pouvait commencer. 

  

Il est vrai que nous avons subi ensuite, une guerre civile de près de 200.000 morts et que les répliques jouent encore les prolongations. A ce titre de la désespérance, nous n’avons malheureusement pas de leçons à recevoir ni même à donner. Ceci est dit, nous ne sommes pas vaccinés, car les jeunes actuels n’ont pas connu le passé. De plus, la révolution de l’Internet peut leur donner l’illusion de faire comme les autres. Ceci est dit, il y a une écoute à faire concernant le message des marches rituelles du samedi. Celles et ceux qui marchent ont autant que tout le monde le monopole du coeur, il serait tragique de les marginaliser. Naturellement, comme dans toute révolte, il y a ceux qui ont d’autres centres d’intérêt. 

  

Par ailleurs, quand on montre à la télévision, plus indigente que jamais, des harraga, c’est que nous sommes en train de traverser le no man’s land qui nous amène inexorablement au chaos. Et pourtant, le pays n’a jamais été aussi riche. Malgré la facture très élevée, payée par l’Algérie en vies humaines et en traumatismes, l’après-Octobre 88 n’a pas seulement déçu, mais il a donné lieu à un immense gâchis, qui a débouché sur la guerre civile. Et pourtant, les jeunes, objets de toutes les manipulations, ne demandent qu’à vivre, étudier et faire preuve d’imagination. Une petite anecdote: des harraga en mer écoutent la radio et apprennent que l’Équipe nationale a battu la Zambie. Demi-tour vers la mère patrie pour fêter l’évènement dignement. Tôt, le lendemain, les harraga repartent à l’aventure et risquent leur vie, l’Algérie n’ayant pas su les retenir. 

  

De ce côté, je me reconnais pleinement dans l’épitre de monsieur Aït Ahmed pour ce que j’ai compris, appelle à une refondation. Je cite: «Pour que chaque Algérien apporte et assume sa part dans la construction et la sauvegarde de son pays. Une part qui ne peut se résumer au soutien apporté à une équipe de football ou à un drapeau accroché à un balcon. Avec le déclenchement d’une dynamique de débat national qui porte sur les préoccupations quotidiennes des citoyens. Avec l’éclairage des intellectuels, des universitaires et des experts engagés auprès de leur société sur la base des préoccupations et des souffrances vécues par cette même société. Avec la force de conviction et d’engagement des citoyens et des militants, et avec le retour de la confiance en soi et entre soi, le lien social et le lien politique seront de nouveau tissés. C’est seulement au terme d’une remobilisation citoyenne et politique des Algériens que nous pourrons aborder l’ensemble du processus électoral devant aboutir à une refondation institutionnelle, qui remette les droits des citoyens, leur sécurité et leur développement ainsi que ceux du pays au coeur d’une Constitution digne de ce nom, parce qu’enfin issue d’une Assemblée constituante, librement élue par des Algériens libres. Ceux qui participeront à l’élaboration de ce processus seront les premiers Algériens véritablement libres, et ceux qui seront partis avant, ne se seront pas battus pour rien». Appel de M.Hocine Aït Ahmed. Mardi 22 mars 2011 

  

On ne peut pas ne pas être d’accord avec cet appel tout en nuance qui transcende les partis actuels et qui en appelle à la conscience de chacun. Seul le parler vrai permettra de remobiliser ce peuple et lui donner une mentalité de vainqueur qui tournera le dos à la fatalité savamment entretenue par des siècles de résignation 

  

Je suis étonné cependant, par tous ceux qui veulent que ça change d’un coup ne proposant pas une alternative et ceux qui promettent monts et merveilles pourvu que le gouvernement s’en aille. Il y a une lourde responsabilité de chacun d’entre nous de pousser à la roue avec une vision à courte distance. Si le changement se faisait ici et maintenant sans préparer une base rationnelle cela sera le chaos. Le peuple s’étant installé plus que jamais dans la paresse et demande à l’Etat de le prendre en charge sans que lui-même ne fasse l’effort de contribuer à la richesse, il ne faut pas se faire d’illusion: il n’a pas de khatem de sidna souliman (pas de miracle). Seuls la sueur, l’endurance, le travail bien fait, l’écoute et la nécessité que chacun rende compte et soit comptable de ses actes pourraient faire redémarrer l’Algérie.   

  

Comment peut-on continuer à errer avec un système éducatif où là encore, on fait dans la diversion? Avec une absence de stratégie énergétique qui compromet dangereusement l’avenir? Seuls le consensus, le dialogue, la parole désarmée, l’intérêt supérieur du pays permettront de réconcilier les Algériens et mettre fin à la guerre sourde de positions entre deux visions pour l’Algérie, celle d’une Algérie satellite d’une nation arabe qui n’existe pas, et celle nostalgique de fafa, d’un art de vivre type Quartier latin. Ces deux visions tentatrices n’ont évidemment aucune idée de ce que pourrait être la vie selon la mentalité algérienne. Qu’allons-nous laisser aux générations suivantes? À nous de nous organiser pour donner de l’espoir à cette jeunesse qui a perdu ses illusions. Pour cela, seul le parler vrai, le patriotisme, la fidélité aux valeurs nous permettront enfin de bâtir une Algérie qui sortira de la malédiction de la rente pour se mettre au travail.

 

L’Algérie de la IIe République sera celle que l’on construira toutes tendances confondues. Une seule exigence, l’amour de l’Algérie. La vraie identité des Algériens est ce droit et ce devoir de «vivre ensemble que l’on soit de l’Est ou de l’Ouest, du Nord ou du Sud». Nul doute qu’un pays dont l’histoire s’étale sur plus de trois mille ans, ne peut pas laisser indifférent. A nous de perpétuer cette épopée avec de réels motifs de fierté et d’aller enfin de l’avant. En définitive, il nous faut retrouver cette âme de pionnier que l’on avait à l’Indépendance en mobilisant, quand il y a un cap. 

  

Imaginons pour rêver que le pays décide de mettre en oeuvre les grands travaux autrement que de les confier aux Chinois et Japonais, sans sédimentation ni transfert de savoir-faire, il mobilisera dans le cadre du Service national, véritable matrice du nationalisme et de l’identité, des jeunes capables de faire reverdir le Sahara, de s’attaquer aux changements climatiques, d’être les chevilles ouvrières à des degrés divers d’une stratégie énergétique qui tourne le dos au tout-hydrocarbures et qui s’engage à marche forcée dans les énergies renouvelables. Nul besoin alors d’une Equipe nationale qui nous donnera le bonheur épisodiquement, le bonheur transparaîtra en chacun de nous par la satisfaction d’avoir été utile, et en contribuant par un travail bien fait, par l’intelligence et la sueur, à l’avènement de l’Algérie de nos rêves. Il ne tient qu’à notre volonté de faire de nos rêves une réalité. 

  

Pr Chems Eddine Chitour : Ecole Polytechnique enp-edu.dz

Ait Ahmed-Mehri : bêtes noires des éradicateurs.

Commentaires » 0

L’échec de la coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD) devait être une occasion, à ses promoteurs, de se remettre en question. A défaut d’un tel travail sur soi, il fallait en moins tirer les enseignements idoines.

En effet, un déficit de crédibilité a incité les Algériens à ne pas répondre à leurs appels successifs. Bien que le blocage des voies menant à Alger soit effectif, il n’en reste pas moins que l’échec de cette organisation, en raison de la présence de quelques partis en son sein, est patent. Dès le départ, la question qui fut posée est de savoir si la place du 1er mai pouvait ressembler à la place Al-Tahrir du Caire. La réponse est sans appel : la différence est difficile à faire bien que la répression, qui s’en est suivie ici et là, ait été la même. En effet, depuis le début de la contestation égyptienne, la place Al-Tahrir fut encerclée par les forces de police. Et les passages furent surveillés et filtrés. En revanche, cela n’a pas empêché les Cairotes de rejoindre le lieu de la contestation. En Algérie, dans toutes les manifestations, depuis le 21 janvier 2011, le nombre de policiers dépasse celui des manifestants. Du coup, la raison ne peut être expliquée que par le manque de confiance que suscitent les initiateurs de la manifestation. Cela dit, la présence de maitre Ali Yahia Abdenour laisse pantois. Militant invétéré, il fut de tous les combats, menés parfois contre vents et marées dans les années 1990. En tout cas, en d’autres circonstances, ses appels auraient été bien accueillis.

Cependant, depuis peu, les éradicateurs optent pour une tactique machiavélique. Ne voulant pas se remettre en question, ils expliquent leur échec par l’initiative d’Abdel Hamid Mehri, soutenue par Hocine Ait Ahmed. Or, ces éradicateurs cherchent-ils au fond le changement profond ? Pas si sûr. Les éradicateurs, et cela est un secret de polichinelle, ne s’opposent à Bouteflika que pour renforcer le pouvoir concurrent. Car, selon Mohamed Benchicou, la stratégie de Bouteflika est de mettre en œuvre la plateforme de Sant ‘Egidio. Cela suffit à employer tous les moyens en vue de le discréditer. Heureusement, la caste militaire, écrit-il, bloque cette initiative. Partant, tout est dit. Tout compte fait, les citoyens ne sont pas dupes. D’ailleurs, dès la connaissance du différend opposant Bouteflika au chef des services secrets, le général Toufik, les éradicateurs ont pris cause et fait pour ce dernier. Mais les Algériens veulent-ils forcément se positionner par rapport à un clan du pouvoir ? Ce qui est évident c’est que les Algériens espèrent sortir de cette situation de déni systématique de leurs droits. En effet, bien que la société soit lasse des violences des années de braises, l’engouement suscité par les révolutions nord-africaines renseigne, si besoin est, sur le désir de changement en Algérie. Mais comment peut-on prétendre incarner le changement si le choix des Algériens n’a pas de chance d’être entériné? En effet, on a assisté, par le passé, à ce genre de situation. Précisément, en 1992. Bien que l’éventuelle tricherie du vainqueur doive être prouvée et condamnée par la loi, les amis de Benchicou ont appelé, tout bonnement, à l’arrêt du processus démocratique. Ainsi, tout en étant prêts à apporter le soutien indéfectible au régime opaque en cas de la moindre difficulté, les éradicateurs se mettent en avant pour réclamer le seul changement du locataire d’El Mouradia. Or le peuple algérien ne cherche pas à sauver ni l’un ni l’autre. Il cherche avant tout à se réapproprier son droit d’exister politiquement. Mais pour les éradicateurs, tout ce qui peut symboliser cette dynamique est combattu. Dans les colonnes d’un quotidien national, Benchicou écrit: «Il y eut l’irruption d’un homme : Hocine Aït Ahmed, le fondateur du Front des forces socialistes, qu’on dit adversaire acharné de la caste militaire et infatigable partisan de la réconciliation avec les islamistes. De son exil suisse, Aït Ahmed saisit immédiatement après la chute de Ben Ali et les premiers affolements de Bouteflika, les conséquences catastrophiques qu’aurait un départ du président algérien : ce serait la fin du projet de «réconciliation» caressée depuis Sant ‘Egidio ; le tête-à-tête insoutenable avec les généraux ; l’émergence d’une Algérie nouvelle à la construction de laquelle les islamistes et les «réconciliateurs» n’auraient pas pris part et dans laquelle, craint-il, les généraux continueraient d’exercer le pouvoir.»

Du coup, en faisant peur aux Algériens, les éradicateurs avertissent qu’un choix libre des citoyens risque d’embarrasser le pouvoir réel. Mais, en ne réussissant pas à convaincre les Algériens, ils discréditent toute autre dynamique. Car le rejet de la plateforme de Sant ‘Egidio reste le point sur lequel se joignent tous les éradicateurs. En effet, bien que des divergences existent dans leur camp, l’empêchement de l’instauration de la République démocratique les soude. Pour que le lecteur ne soit pas perdu, il faut rappeler que la plateforme de Sant ‘Egidio fut adoptée par des partis politiques réunissant plus de 90% de suffrages le 26 décembre 1991. La décision primordiale, entérinée ce jour-là à Rome, fut le bannissement à jamais de la violence dans l’exercice du pouvoir ou pour y parvenir. Voici quelques mesures contenues dans l’article 1 de la charte: «

— le rejet de la violence pour accéder ou se maintenir au pouvoir.

— le rejet de toute dictature quelle que soit sa nature ou sa forme, et le droit du peuple à défendre ses institutions élues.

— le respect et la promotion des droits de la personne humaine tels qu’énoncés par la Déclaration Universelle, les pactes internationaux sur les droits de l’homme, la convention internationale contre la torture et consacré par textes légaux.

— le respect de l’alternance politique à travers le suffrage universel.

— le respect de la légitimité populaire. Les institutions librement élues ne peuvent être remises en cause que par la volonté populaire.

— la primauté de la loi légitime

— la garantie des libertés fondamentales, individuelles et collectives quels que soient la race, le sexe, la confession et la langue.

— la consécration du multipartisme.

— la non implication de l’Armée dans les affaires politiques. Le retour à ses attributions constitutionnelles de sauvegarde de l’unité et de l’indivisibilité du territoire national.

— les éléments constitutifs de la personnalité algérienne sont l’Islam, l’arabité et l’amazighité; la culture et les deux langues concourant au développement de cette personnalité doivent trouver dans ce cadre unificateur leur place et leur promotion institutionnelle, sans exclusion ni marginalisation.

— la séparation des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire.

— la liberté et le respect des confessions.»

Cependant, après les explications de Mehri, dans une conférence de presse, tenue au siège du FFS, la stratégie des éradicateurs est mise à nue. La différence entre les éradicateurs et les réconciliateurs se situe dans la détermination des uns de faire couler le sang des Algériens et la volonté des autres de faire de l’Algérie un pays où l’apaisement sera sa pierre angulaire.

Toutefois, bien que Mehri reconnaisse sa volonté de travailler avec Hocine Ait Ahmed, il nie, de façon catégorique, la démarche que lui reprochent les éradicateurs. Il ne se serait pas entendu avec le président du FFS en vue de sauver Bouteflika. Selon lui, «Ce n’est ni moi ni Ait Ahmed qui allons sauver le régime… Je tiens à ce que mes positions soient claires et publiques. Je crois que les questions d’intérêt général n’ont pas de secret et se règle devant l’opinion publique.» En somme, il existe une autre différence entre eux. Ils divergent sur la façon d’envisager la résolution de la crise. Contrairement aux partisans de l’éradication qui rencontrent le chef des services secrets en vue d’évaluer la situation du pays, Abdel Hamid Mehri reconnaît que si une telle rencontre devait avoir lieu avec le chef de l’Etat, celle-ci serait publique.

Finalement, il est clair que les éradicateurs ne souhaitent pas la fin du régime hérité de la crise de l’été 1962. Dans leurs différentes marches, du 21 janvier à nos jours, les slogans sont pour la plupart « Bouteflika dégage ». Est-ce suffisant ? En tout cas, les Algériens demandent plus que ça. Selon Mehri, l’Algérie a vécu un cas similaire sans que la situation ne soit changée dans le fond.

De l’avis de l’ancien secrétaire général du FLN, présent à Sant ‘Egidio, il faudrait privilégier le changement du système au lieu de se focaliser sur le départ de Bouteflika : « Cela ne sert à rien. Au début des années 1990, des voies s’étaient levées pour exiger la démission de Chadli Bendjedid. Chadli est parti et le régime est resté. » Au fond, la stratégie des éradicateurs n’était-elle pas de sortir les premiers, en sachant qu’ils n’auraient pas été suivis, pour imposer leur revendication ? Si tel est le cas, ils ont réussi à empêcher la révolution semblable à celles de la Tunisie ou de l’Egypte.

Lettre ouverte au général régnant de l’Algérie, Mohamed Médiène : « DRS, dégage ! »

Commentaires » 0

par Habib Souaïdia, auteur de La Sale Guerre, Algeria-Watch, 5 mars 2011

Mon général, je veux vous signifier par la présente que votre règne mortifère est à bout de souffle. Que le monde a changé, que la situation politique et sociale de l’Algérie a changé, que les Algériens ont changé depuis 1992. Les Algériens n’ont plus peur de l’épouvantail islamiste que vous brandissez à chaque occasion pour soumettre le peuple. Au cours des vingt ans que vous avez passés à la tête du Département du renseignement et de la sécurité (DRS), l’Algérie a payé le prix fort du sang et des crimes économiques et sociaux. Vous êtes le principal responsable des maux de notre pays.

Votre régime de terreur doit prendre fin. Vos jours ont été déjà comptés et vous appartenez désormais au passé. C’est ce qui me permet de vous suggérer de vous rendre à l’évidence et de préparer en douceur votre départ pour éviter un autre bain de sang. Aujourd’hui, vous êtes vieux et malade, vous appartenez à un monde révolu qui n’est plus celui de l’Algérie réelle, celle d’une jeunesse majoritaire et en révolte. C’est pourquoi votre tentative actuelle d’opérer un ravalement de façade de votre système de pouvoir, avec l’aide de pseudo-démocrates, serait un autre crime contre le peuple algérien.

Il est trop tard pour un « ravalement de façade » de votre régime

Pour accaparer à votre profit et à celui de vos obligés les richesses du pays, les revenus de son gaz et de son pétrole, vous avez utilisé votre police politique afin de maintenir notre peuple dans la misère et la hogra. Et vous avez fait torturer et tuer des dizaines de milliers d’hommes et de femmes. La gégène et le chiffon sont devenus vos instruments ordinaires de pouvoir, faisant de vos agents autant de criminels – souvent devenus des psychopathes et des névrosés.

Votre gestion du pays est devenue si désastreuse qu’on peut se demander s’il pourra retrouver un jour ses lettres de noblesse, le respect et sa place éminente dans la sphère des nations. Et si le sort que vous lui préparez n’est pas celui de la Somalie. Vous avez, paraît-il, déclaré à Bouteflika, à Saïd Sadi et à l’ex-Premier ministre Mouloud Hamrouche que « l’Algérie va mal », le DRS ayant fait un sondage auprès du peuple algérien pour mesurer le mécontentement de la rue. Mais les Algériens n’ont pas besoin de sondages du DRS ou de tout autre organe du pouvoir pour connaître leur désarroi. La misère sociale et le sentiment d’injustice s’étalent dans les rues depuis des années. C’est pourquoi les émeutes de janvier 2011 vous ont fait paniquer : plus violentes et massives que celles qui secouent presque quotidiennement le pays depuis dix ans, elles vous ont amené à tenter de « prendre les devants », parce que, en effet, vous risquez gros.

Il y a trois sortes de généraux dans le monde arabe, selon leur place dans l’appareil de pouvoir. Il y a la version des régimes de Ben Ali ou Moubarak, qui n’ont jamais eu affaire à une révolte de grande ampleur de la rue : pris de panique, ils ont multiplié les discours pour tenter de calmer le peuple et de négocier, avant de vouloir faire sortir l’armée dans la rue pour faire peur – mais ses chefs sont restés en retrait. Et il y a la version Nezzar ou Kadhafi, ceux qui ne parlent pas, mais qui tirent sur la foule à balles réelles quand elle les menace. Vous incarnez sans doute la troisième catégorie, variante perverse de la précédente : après avoir usé de la pire violence, avec votre coup d’État de 1992 et le « fleuve de sang » qui a suivi, vous avez instauré la manipulation et le mensonge pour « gérer le peuple ». Pour tenter de mater le peuple qui bouge, le peuple qui vibre, le peuple qui se révolte, le peuple qui hurle son besoin de démocratie, vous avez organisé le simulacre d’une opposition entre des partis clonés et un président cloné.

Depuis votre coup d’État de 1992, on ne voit plus le bout du tunnel. Chaque jour apporte son lot de désolations. Rien n’a changé. Pire, on assiste dix-neuf ans plus tard à un reformatage de la vie politique pour remettre en selle des barons qui ont violé l’intimité de ce pays à la place d’un autre déclinant. Mais tenter un ravalement de façade avec un Mouloud Hamrouche, un Saïd Sadi ou un autre, par des manœuvres déjà mille fois vues pendant les années noires ne changera rien à l’aspiration du peuple au changement radical de la République.

Le peuple algérien ne se contentera pas du départ de Bouteflika, il veut la fin de la police politique qui l’a amené au pouvoir. Et le prétendu bras de fer qui oppose la façade du « pouvoir » algérien incarné par ce dernier à la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNDC) n’est certainement pas la voie pour y parvenir. Certes, au sein de la coordination, il y a des hommes et des femmes qui méritent le respect de tous les Algériens. Mais on pourrait faire remarquer, au regard de sa faible capacité de mobilisation, que cette coordination comprend aussi des éléments visant clairement à tirer vers le bas le mouvement de révolte et qui se distinguent par leur complaisance avec vos desseins.

Car hélas, vos agents sont partout. Pour vous maintenir au pouvoir, vous avez choisi en effet de vous appuyer sur votre police politique, ciment principal d’une alliance rentière et prédatrice, qui a gangrené tout le système politique algérien. Preuve en est le vide politique créé par une décennie sanglante durant laquelle le DRS, par son entreprise de destruction, a privé le pays de toute expression démocratique.

L’intolérable impunité des généraux criminels à la tête de l’ANP

En janvier 1992, une partie du peuple algérien pensait renouer avec l’espoir après le retour du président Boudiaf, puis elle a assisté six mois plus tard à son assassinat en direct. Votre justice aux ordres a ensuite qualifié l’assassinat d’« acte isolé », mais les responsables des services de renseignement chargés de la protection du président ont été promus et mutés vers d’autres unités. Mohamed Boudiaf a payé de sa vie son refus de jouer le jeu de votre mentor, le général Larbi Belkheir. Boudiaf était l’une des figures de la révolution algérienne, mais son histoire ne l’a pas protégé contre vos ambitions : vous avez oublié ce qu’il a été avant, pendant et après la révolution. Puis fut le temps de Liamine Zéroual, un général que vous avez « bricolé » dans vos laboratoires pour en faire un président ; et, encore une fois, cela n’a pas marché. Son mandat s’est achevé avec les massacres de masse de 1997, instrumentalisés par vos services pour le déposer définitivement.

Mon général, sachez que l’intolérable impunité des « forces de l’ordre » a ébranlé le pays au plus profond de son âme. Car elle dit l’extrême violence, la corruption et le chaos qui règnent dans l’Algérie d’aujourd’hui. Pour mesurer l’ampleur du mal, il faut connaître le niveau d’implication de la nouvelle hiérarchie militaire dans les crimes contre l’humanité commis durent la « sale guerre » des années 1990. Toute la chaîne du commandement militaire actuel est composée de criminels, jusqu’au sommet. De surcroît, chacun « touche » à chaque étage, et chaque fois plus. C’est pourquoi un poste élevé au ministère de la Défense et à l’état-major se vend à celui qui à bien « bossé » dans les unités de « lutte antiterroriste ».

Cette lutte antiterroriste, qui a transformé progressivement chaque soldat en animal, a aussi transformé des sous-lieutenants et des lieutenants en lieutenants-colonels. Et elle a promu des chefs de section en commandants de régiment, des lieutenants-colonels en généraux-majors, commandants de région militaire ou commandant des forces terrestres. Et à chaque fête nationale, la presse algérienne nous a gavés des noms d’assassins promus à des grades supérieurs – des hommes que mes années de jeune officier en exercice dans les forces spéciales, de 1990 à 1995, m’ont parfois permis de connaître de près.

L’un de ces militaires, aujourd’hui général-major et commandant des forces terrestres – le second dans la pyramide après Gaïd Salah, chef d’état-major de l’armée – est le général-major Kadour Bendjemil. Cet artilleur, originaire d’Annaba, n’a cessé depuis son arrivée au commandement fin 1993, de se mouler dans le personnage militaire d’un homme qui ne recule devant rien. À l’époque, sa rage purificatrice n’a épargné personne dans son secteur d’intervention de Bouira (le « SOB »). Il a alors constitué une sorte de garde prétorienne composée de quelques officiers et sous-officiers de l’ANP et d’officiers du DRS, pour, d’après ses dires, « rétablir l’ordre » : au hasard des rafles qui avaient lieu, le jour dans les rues, la nuit dans les maisons, de jeunes Algériens étaient entassés dans des fourgons banalisés, enchaînés pour terroriser la foule et montrer comment l’armée traitait ses ennemis. Et beaucoup de soldats, de sous-officiers et d’officiers ont également perdu la vie à cause de la fameuse règle militaire selon laquelle le chef a toujours raison, même s’il a tort.

D’autres noms ? La liste est longue, mon général, de vos officiers criminels occupant aujourd’hui les plus hauts postes de notre ANP ! Je pourrais en citer, hélas, des dizaines… Comme le général Abdelkader Benzerkhoufa, ex-commandant du 11e RIM, régiment d’infanterie mécanisé stationné entre 1993 et 1997 à La Gare Omar (Bouira). Ou le général Noureddine Hambli, parachutiste commandant du 25e régiment de reconnaissance, l’un des responsables du massacre du 5 octobre 1988 à Alger. Ou encore le général-major Habib Chentouf, aujourd’hui commandant de la 1re région militaire ; le général-major Omar Tlemçani, commandant de la 2e région militaire, ex-commandant du 4e régiment de parachutiste (4e RAP) ; le général-major Amar Athamnia, 3e et 6e région militaire, ex-commandant du 12e régiment de para-commandos (12e RAP) ; le général Maamar Boukhenoufa, commandant du régiment d’infanterie mécanisé stationné à l’époque à Dar El-Beida ; le général Tirech, ex-capitaine à l’Académie militaire ; le général Rachid Guetaf, le général Abed Litim, commandant parachutiste, ex-capitaine aux 4e et 18e RAP, aujourd’hui commandant de l’École d’application des forces spéciales à Biskra ; le général-major Saïd Chengriha, ex-commandant de la 1re division blindée puis commandant de la 8e division blindée, aujourd’hui commandant de la 3e région militaire ; ou aussi les pires criminels que sont le général-major Mhenna Djebbar, ex-commandant du CTRI de Blida aujourd’hui chef de la DCSA, le général-major Bachir Tartag ou le général-major Abdelrazek Chérif, parachutiste commandant de la 4e région militaire.

Tous ces généraux ont été et sont toujours les acteurs d’une gigantesque entreprise de prise en otage d’un peuple entier. Avec demandes de rançons, chantage et détresse de dizaines de milliers de familles. De 1992 à 1999, ils ont conduit une « sale guerre » ciblant de manière délibérée des civils désarmés dans les zones sensibles, qui a fait 200 000 morts. Et en 2000 encore, ils ont lancé la terrible opération « Saïf El-Hadjaj » (« L’épée de El-Hadjaj »), dont le nom est le symbole même de la mort et de la terreur pour tous les musulmans. Avec vos pairs, vous avez ainsi mis en œuvre les principes de la « guerre psychologique » tels qu’ils ont déjà été appliqués pendant la guerre de libération par l’armée coloniale française, ou au Viêt-nam et en Amérique du Sud par les militaires américains et leurs alliés. Des méthodes qui incluent le bouclage physique des villes et des villages, la prise en otage de civils, les exécutions extrajudiciaires, l’enlèvement et la torture de toute personne soupçonnée d’appartenir à un groupe d’opposition.

D’où la fameuse question qui vous taraude aujourd’hui, avec vos complices : « Si nous lâchons le pouvoir, nous serons jugés pour crimes contre l’humanité ou crimes de guerre. » Vos généraux ont donc en permanence à l’esprit un kit de survie psychologique, et ils font tout pour respecter le pacte criminel qui les unit.

« DRS, dégage ! »

Aujourd’hui, mon général, en Algérie comme à l’étranger, vos émissaires sont sur tous les plateaux de télévision. Ces charlatans et pseudo-démocrates prétendent nous expliquer « comment devenir des opposants ». Ils veulent nous montrer la voie du « salut » par des discours démagogiques tout droit sortis de vos laboratoires de désinformation. Or que représentent-ils réellement dans la société algérienne ? Est-ce qu’un « démocrate » qui va manifester avec des gardes du corps de la police est crédible ?

Cette comédie peut peut-être abuser encore un temps des médias occidentaux – et français en particulier – qui ont depuis si longtemps renoncé à comprendre la perversité de votre système de pouvoir. Et vous avez su avec efficacité, à coups de prébendes et de désinformation, les encourager en ce sens pour vous soutenir. Mais vous ne pouvez plus abuser l’immense majorité du peuple algérien, qui est parfaitement lucide sur vos crimes et qui ne pense qu’une seule chose : « DRS, dégage ! »

Je sais comme tout le monde que votre souci principal est de ne pas se retrouver devant un tribunal pénal international, pour les crimes que vous avez commis depuis 1991. Chaque Algérien sait aussi que votre poulain Bouteflika est âgé et malade et qu’il a, tout au long de son mandat, abusé des circuits de corruption que vous lui avez laissés. L’affaire Sonatrach, devenue votre cheval de bataille pour brider celui qui prétend contester votre emprise sur ces circuits, est un révélateur de l’état de l’Algérie : de ses inégalités, de ses injustices sociales, de ses déséquilibres institutionnels, des abus d’un président sans contrôle comme de ceux de votre propre clan.

Dans votre régime en fin de règne, ces querelles misérables ne révèlent rien d’autre que la complicité conflictuelle qui vous lie, vous et votre président de façade, pour piller notre peuple. Ainsi, le DRS enquête et met à nu des réalités qui dévoilent les impostures et les mensonges d’un tout petit monde, qui par la faveur de votre pouvoir s’approprie la richesse nationale. On se souvient de ces grands titres de la presse dite « libre », mais très manipulée, qui révèlent telle ou telle affaire et de la fébrilité puis de la panique qui se sont emparées du cercle de votre président… Autant de faux-semblants d’une prétendue « lutte anticorruption » dont le seul objet est de préserver les pires pratiques de corruption.

Voyez par vous-même, mon général : ce qui était impensable il y a encore quelques semaines en Tunisie et en Égypte, peut bientôt se reproduire en Algérie. Des dictateurs ont plié bagage devant la colère de la rue. Mais soyez-en sûr, l’intifada fondatrice ne sera pas organisée par les faux opposants.

J’ignore ce qui va se passer maintenant. Nous avons des jours difficiles devant nous. Tout ce que je sais, c’est que l’Algérie a plus que jamais besoin d’hommes et de femmes profondément loyaux et intègres, et non pas de ceux qu’on achète et qui se vendent. Des hommes et de femmes qui défendraient la justice et la vérité même si l’univers s’écroulait. Qu’il ne soit jamais dit que les Algériens n’ont rien dit, n’ont rien fait contre la bête immonde qui détruit notre nation. Les événements de ce début d’année 2011 dessinent une trajectoire fatale qu’il faut identifier et contrer pour préserver notre pays. Y a-t-il encore quelqu’un pour écouter la voix d’un Algérien ? Avons-nous peur de nos responsabilités ? Que deviennent-ils, les fils et les filles de l’indépendance ? De la guerre de libération ? L’Algérie est notre mère patrie, elle souffre d’un interminable cancer. C’est pour cela que je propose un congrès de la vraie opposition, une sorte de nouveau Sant’Egidio, parce que nous arrivons à un moment critique de notre histoire, à une époque d’incroyables défis à relever.

Le vent de liberté dans le monde arabe est-il endogène ?

Commentaires » 0

«La non-violence est mon premier article de foi. C’est aussi le dernier article de mon credo.» Gandhi     En cette veillée  d’armes où chacun fourbit ses arguments et ses slogans pour la « marche » et compte en découdre en mettant en première ligne les jeunes qui n’ont aucune protection en face des forces du pouvoir, c’est de part et d’autre une spirale aventureuse qu’il faut absolument éviter. De quoi s’agit-il? Il s’agit de promouvoir une alternative par le changement radical de la politique dans le pays. Est-ce un changement dans le système ou est-ce un changement du système? Est-ce qu’il s’agit de répondre aux aspirations de liberté, de dignité des citoyens et aussi leur assurer des conditions de vie décentes dans lesquelles ils peuvent s’épanouir sans être des assistés qui règlent leur problème par l’émeute ou est-ce un tsnunami qui emporte d’une façon brutale le système comme en Tunisie ou en Egypte avec comme possibilité une étape plus ou moins longue de chaos? Le mimétisme est ravageur et il n’y a pas de similitude entre la révolte tunisienne avec les conséquences que l’on sait, ni même avec la révolte égyptienne. 

Chaque révolte ou révolution a ses spécificités. Ceci étant dit, la Révolution de 1988 en Algérie, curieusement « non parfumée » par l’Occident, il y a près d’un quart de siècle a été vécu uniquement par les Algériens avec les prolongations que l’on sait en terme de terreur de morts de deuil. Le seul résultat tangible est que le champ médiatique avec une centaine de quotidiens et d’hebdomadaire libre de gloser- les journaux ne s’n privent pas- sur le gouvernement est l’un des plus ouverts des sociétés du monde. Quand aux médias lourds depuis les cinq dernières années avec la galaxie internet on peut   communiquer sans problème. C’est pour cela que Octobre 1988 peut être vu comme le catalyseur d’une cinétique d’émancipation de la société arabe. Les Tunisiens et  les Egyptiens vivent à leur façon l’euphorie que nous avons connue en 1988. Il faut leur souhaiter qu’ils ne passent pas par l’itinéraire sanglant que nous avons du emprunter sans mettre un point final à cette libération qui tarde encore à se concrétiser malgré les avancées- certes incomplètes sur le plan de la liberté d’expression. Pour Pierre Haski, «les révolutions de Tunisie et d’Egypte ne sont pas nécessairement duplicables par les opposants des autres pays arabes. La Tunisie et l’Egypte avaient en commun un dictateur au profil connu, officier vieillissant ayant troqué l’uniforme pour le costume-cravate, une armée républicaine, une relative homogénéité de leur population, et une classe moyenne importante doublée d’un fossé social considérable. (…) Les potentats des prochains pays sur la ´´liste´´ commencent à intégrer les leçons de ces événements et dans le bras de fer qui les oppose à leur peuple, ils fourbissent leurs armes avec d’autant plus de rapidité qu’ils savent, au vu des événements récents, que passé un certain seuil, ils sortent de l’Histoire. Ces conditions ont permis la rencontre entre une jeunesse moderne et connectée aux réseaux sociaux mondiaux, et les laissés-pour-compte de la croissance, avec la bienveillance d’une armée qui a refusé de tirer sur le peuple ».(1) 

« (…) De surcroît, les révolutions tunisienne et égyptienne ont pris tout le monde par surprise, à commencer, évidemment, par les dinosaures qui gouvernaient ces deux pays, et qui pensaient que leurs moukhabarat (police politique) à la main lourde suffisaient à assurer leur sécurité face à une population au mieux résignée, au pire terrorisée. Aucun autre dirigeant arabe ne peut ignorer aujourd’hui les menaces qui pèsent sur lui. D’abord, parce qu’ils ont tous compris que lorsque leurs enfants étaient sur Facebook, ce n’était pas seulement pour draguer ou échanger des photos de soirée avec leurs amis, mais aussi pour préparer des révolutions. Les moukhabarat sont eux aussi sur Facebook. Les experts  ou les politiques qui estimaient que le Monde arabe était condamné à l’alternative: dictateur plus ou moins éclairé ou islamistes, ont été démentis de manière éclatante. Ils n’ont pas vu monter une nouvelle génération connectée et désireuse de vivre «normalement», sans la censure des dictateurs, ni les fetwas des imams. (…) Le pire, pour les régimes autoritaires, serait de considérer que survivre à cette vague révolutionnaire leur donnerait un blanc-seing pour poursuivre comme si de rien n’était. Ce serait la meilleure recette pour prendre en pleine figure l’effet boomerang de leur immobilisme, d’autres révoltes ou d’autres révolutions, qui prendraient des formes aussi imprévisibles et déconcertantes que celle qui vient de balayer en quelques semaines des régimes qui semblaient indéboulonnables». (1) Ces révolutions sont-elles endogènes? 

   Et si toutes ces révolutions étaient voulues, encouragées, voire dirigées par un chef d’orchestre transcendant? Ce tsunami prévisible était inéluctable, la marmite arabe devait exploser à tout moment. Cependant, le facteur temps a pris de court ceux qui ne s’y attendaient pas. Cette réaction en chaîne est, nous le croyons, parfaitement maîtrisée par les stratèges qui savent freiner ou accélérer le flux de neutrons de la protesta par Facebook interposé.    Sur le site Evaresist justement, cette analyse décapante nous permet de percevoir la réalité des révolutions parfumées. «Théâtre d’ombres, encore et toujours. Les peuples croient se libérer, en fait, les chaînes ne font que changer. Il y a eu les Révolutions de couleurs, présentées par les Médias laquais du NWO (ou du N.O.M., selon vos préférences) (NOUVEL Ordre Mondial) comme une réussite totale: «Dehors les tyrans, et en douceur, s’il vous plaît!» Mais en réalité, le ´´tyran´´ au service du peuple a laissé la place au ´´démocrate´´ au service de l’Oligarchie. Jolie réussite, en effet! Les dindons de la sinistre farce sont les peuples, encore et toujours. Avec d’heureux loupés: voici par exemple l’Ukraine qui repasse dans l’autre camp, non-aligné, la démocratie des élections libres se retournant contre les tenants des démocraties à la sauce occidentale. Révolutions de couleurs démasquées par les internautes et par les plus futés des citoyens, bref, elles ne font donc plus recette. On change donc le nom, exit les révolutions orange et autres. L’Iran tient à sa souveraineté, il refuse de se soumettre? Une guerre coûterait trop cher, actuellement? On envoie un virus en ´´achetant´´ les meilleurs informaticiens. Et voici les installations nucléaires paralysées ». (2) 

« Ça ne suffit pas? Dans la lancée des révolutions arabes, les agitateurs professionnels des ambassades de l’Occident, mais aussi des étudiants galvanisés par les mirages de la prospérité anglo-saxonne, ou des nervis grassement payés, tout ce beau monde est en train de battre le rappel des anti-Ahmadinejad autour de l’opposant fantoche, afin de réussir en Iran le numéro joué dans les pays arabes.» (2)  Sauce occidentale 

«Sur ordre de l’Oligarchie, les journaleux des Médias braquent maintenant, aussi, leurs projecteurs sur la Chine ou sur la Russie. Pour rendre ces pays, ou leurs dirigeants, impopulaires. Le NWO finance les opposants, ou en crée au moyen d’une subtile manipulation qui touche d’abord, comme toujours, les plus jeunes, les plus malléables et les plus modernes.. Les Médias sauront habilement mettre en valeur ces opposants au Régime, en donnant l’illusion d’un ´´effet foule´´, en braquant leurs caméras là où il y a un peu de monde. Enfin, le prix Nobel vint à point nommé récompenser un grand opposant à la Chine d’aujourd’hui, pour préparer l’opinion au conditionnement contre ce pays si puissant et non-aligné. Quant au frère russe, l’Occident joue Medvedev plus malléable, plus ´´occidentalisable´´, et aux racines juives – contre l’incorruptible Poutine, énergique et passionnément attaché à sa terre, à l’indépendance de son pays. Bref, les ferments de division sont instaurés. Bref, d’une façon ou d’une autre, ce sont les Révolutions de couleurs que l’on promeut, pour mieux provoquer un changement qui ne profitera en définitive qu’à la Mafia de l’Occident.» (2) 

 «L’affaire est entendue. Ben Ali gêne, car au lieu de laisser l’Occident piller son pays, il le réserve à son Clan, à sa famille. Exit Ben Ali. Moubarak est encombrant, discrédité – et sur le point d’assurer sa succession lui-même. Dès le début, les Etats-Unis ont joué la carte de l’Armée, fidèle alliée – on ne refuse rien à son mécène. (…) Et on veut présenter l’Egypte comme un pays libre? En sachant qu’il constitue une pièce maîtresse, docile, pour les tenants du grand Israël ou les financiers de Wall-Street et de la City, via le canal de Suez emprunté par toutes les grandes Compagnies entendant poursuivre leur juteux commerce. Pas question de lâcher le morceau, donc… Cela s’est passé, selon moi, en deux temps: un premier, on envoie les Policiers juchés sur leurs chevaux ou sur leurs dromadaires terroriser les manifestants. Les manifestants sont restés, ils ont désarçonné les sbires, gardé les chevaux, et perdu 300 des leurs. Ils sont restés! Obama avait une deuxième carte, jouer le jeu des manifestants plutôt que les réprimer. Donc, l’Armée n’a pas bougé, n’a pas tiré. Son crédit devait rester intact auprès des Egyptiens. Vous avez dit armée libre? Bref, Suleiman a été viré, et il a été remplacé par le Général pâlot, suffisamment pâlot pour être téléguidé par Washington, en sous main. (…) » (2)

« La démocratie à la sauce occidentale ne fonctionne que si les dés sont truqués, en d’autres termes que si les électeurs votent pour les marionnettes choisies par l’Oligarchie: Bush (version stupide) ou Obama (version intelligente). (…) Bref, attendons les élections, et voyons le résultat. Si les Egyptiens ont le bon goût de laisser leurs Frères musulmans faire de la figuration, tout ira bien pour l’Occident. Ils accepteront le résultat des élections. Mais… Mais s’ils risquent d’accéder au pouvoir? Les médias vont s’acharner à les discréditer, en les présentant comme de furieux islamistes terroristes obscurantistes etc., on connaît la chanson. Non, ils ressemblent à leurs frères turcs, ils sont modernes, pragmatiques… Mais cela ne doit pas se savoir!» (2)     On le voit, Obama est en train de réussir là où Bush a échoué. Au lieu et place de la démocratie aéroportée en Irak et en Afghanistan avec les résultats désastreux que l’on sait, Obama poursuit les mêmes objectifs :  Ceux de l’impérialisme américain de plus en plus agressif au fur et à mesure que sa suprématie était battue; . Bref, là où Bush avait échoué avec son Grand Moyen-Orient en termes de méthode, pour avoir écouté les néo- conservateurs du Pnac, et, notamment sa secrétaire d’Etat Condoleezza Rice avec la méthode du chaos constructeur, Obama poursuit toujours le même but de la suprématie planétaire surtout depuis que le peak oil était devenu une réalité et que l’illusion des gaz non conventionnels n’a permis qu’un faible sursis. 

 Obama et ses stratèges mirent au point un scénario imparable, celui de «l’implosion contrôlée des Etats» de l’extérieur. Qu’on se souvienne! Cela a commencé avec le discours du Caire, le président Obama parla de liberté de respect de l’Islam, de démocratie… Cela ne passa pas inaperçu dans les pays musulmans et surtout arabes dont les masses harassées par des règnes dynastiques qui se chiffrent en dizaines d’années, attendaient le Messie Obama. On le sait, l’alternance n’est pas le credo des dirigeants arabes.    Ce fut ensuite l’aide inestimable, malgré tout, de WikiLeaks qui mit à jour la servilité des pays arabes et enfin la révolution de Facebook qui créa un espace virtuel de protestation savamment nourri. N’a-t-on pas vu les Etats-Unis demander à Ben Ali et Moubarak de ne pas bloquer Internet et mieux, dégager 25 millions de dollars pour les internautes iraniens ? 

En face les rodomontades dans les pays arabes ne trompent plus personne. Il se trovue même des « intellectuels organiques » qui en rajoutent en glorifiant le pouvoir. Un exemmple, entendu à la radio  chaine 3 ? la pertinence et la performance des systèmes éducatifs illustrée à titre d’exemple par les propos scandaleux d’un responsable de la recherche pourtant, ancien professeur brillant, qui a annoncé sans se démonter et sans débat contradictoire que tout va bien, que le système éducatif algérien est performant que le LMD cafouille à cause des vieux enseignants et que la recherche algérienne serait du niveau de celle de Harvard! Le ridicule ne tuant plus, je l’invite à lire cette information. «A la mi-janvier, le New York Times affirmait que les services de renseignements américains et israéliens ont collaboré pour développer Stuxnet. Apparu fin 2009, Stuxnet infecte un logiciel Siemens de contrôle des automates industriels très utilisés dans les secteurs de l’eau, des plateformes pétrolières et des centrales électriques. Sa fonction serait de modifier la gestion de certaines activités pour entraîner la destruction physique des installations touchées, selon les experts. Stuxnet aurait principalement frappé l’Iran, ce qui a laissé penser qu’il avait été conçu pour saboter ses installations nucléaires, mais il semble avoir aussi touché l’Inde, l’Indonésie ou le Pakistan. Le virus d’un côté sabote le fonctionnement des centrifugeuses et de l’autre ´´fait croire aux opérateurs que tout se passe bien même si ce n’est pas le cas´´, expliquait à Nouvelobs.com (Nouvelobs.com avec AFP 18 01 2011)». Voilà où en est la recherche dans un petit pays qui gouverne le monde scientifique par la puissance de sa recherche. Automates industriels 

Au risque de me répéter et comme je l’ai écrit, le moment est venu pour un changement pacifique. Que doit faire l’Algérie en toute lucidité pour faire aboutir les doléances justifiées des jeunes? Nous proposons sans être naïfs de mettre graduellement en place la non-violence qui est une philosophie qui délégitime la violence, promeut une attitude de respect de l’autre dans le conflit et une stratégie d’action politique pour combattre les injustices. Comme on le sait elle a été popularisée dès 1921 par Gandhi en Inde, c’est l’ahimsâ (du sanskrit a; «négation» et himsâ; «violence»). Pour Gandhi «la non-violence sous sa forme active consiste en une bienveillance envers tout ce qui existe». Pour Martin Luther King:«La non-violence est une arme puissante et juste, qui tranche sans blesser et ennoblit l’homme qui la manie. C’est une épée qui guérit.» Les militants de la non-violence distinguent la violence des situations et les réactions violentes qu’elles engendrent. Ils veulent dénoncer les situations de violence pour désamorcer les risques de crises violentes. Les moyens utilisés pour dénoncer ces situations de violence sont qualifiés de méthode «non-violente» par opposition aux méthodes les plus courantes dans l’Histoire, qui recourent à la répression, policière et/ou militaire, des réactions violentes aux situations de violence. L’action «non-violente» table donc sur des ressorts psychologiques humains de l’adversaire qui ne pourrait durablement s’exposer à paraître lâche en utilisant la violence armée contre des gens désarmés.» (3)

«Faut-il choisir écrit Sylvie Laurent, entre Gandhi et Lénine pour obtenir la libération d’un peuple opprimé? (..) Le père de la nation sud-africaine rejoignit en effet, dès sa libération en 1990, le panthéon des saints laïcs aux côtés de Gandhi et de Martin Luther King Jr. L’Indien, l’Américain et le Sud-Africain sont résolus à sortir les peuples de couleur du bas-côté de l’Histoire. Mais à la différence d’Ho Chi Minh ou de Ben Bella, ils sont célébrés ici comme des hommes de paix. La parole de Gandhi, sa morale et son éthique, furent non seulement initiatrices du combat de Mandela en Afrique du Sud mais inspiratrices du combat de Martin Luther King aux États-Unis. (…)C’est au philosophe américain Henri David Thoreau que l’on doit la première théorisation de la résistance passive, définie dans son ouvrage de 1849 Civil Disobedience. Seule la responsabilité individuelle peut, selon lui, guider le destin des hommes, qui ne doivent en aucun cas se soumettre à l’autorité d’un gouvernement civil. La loi n’est alors qu’une forme de violence qui se prétend légitime. L’État de droit est un oxymore.(…)» (4)

 

   A voir le spectacle donné par les partis qu’ils soient d’opposition ou du pouvoir, il est de mon point de vue tragique de risquer la vie des jeunes dans un combat douteux où les arrière-pensées ne sont pas absentes. Et si en définitive, on essayait la non-violence pour faire aboutir des revendications légitimes, nous montrerons à nos «amis» que l’Algérie a payé sa dette à l’Histoire, qu’elle refuse de se faire manipuler et qu’elle est résolument tournée vers l’avenir.